Urua, notre sainte ville migratrice, fut le berceau d'un crime atroce. Incarnez un personnage et tentez de découvrir les secrets d'une cité des cieux.
Accueil­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Groupes­Connexion
Partager | 
 

 Le jour de la Grande Victoire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Steinbeck
Pirate indépendant/One-man show


Nombre de messages: 44
Age: 19
Age du perso: Quarantaine?
Emploi du perso: Pirate indépendant, cambrioleur à temps partiel, arnaqueur à temps plein
Date d'inscription: 29/08/2008

MessageSujet: Re: Le jour de la Grande Victoire   Sam 1 Nov - 2:05

[Zephir, puis-je être ton "jeune" homme? XD]

"Hic!"

Steibeck avait trop bu. Encore une fois. Très ivre, accoudé à un kiosque extérieur converti en bar improvisé, son masque de squelette (qui, ironiquement, semblait une caricature noir et blanc de son véritable visage) sur la tête, il dodelinait joyeusement de la tête au rythme de la musique endiablée. Il leva sa chopine en s'exclamant, la façon qu'ont les ivrognes pour dire qu'ils aiment bien les rengaines des musiciens.

Hic hic! Vive la musique! Hipipipip hourraah! Hic.

Le poivrot finit de boire d'un trait sa chopine de cervoise--une belle et rousse cervoise, bien plus savoureuse que cette insipi... insipipi *ainsi le pipi...?!* (Steinbeck faillit cracher sa cervoise par le nez)... enfin, la bière blonde goûte moins que la rousse-- avant de commander du rhum.

Son cinquième verre de rhum. Si, si, je vous jure. Si Steinbeck ne se fait pas tuer par un quidam qui veuille la prime sur sa tête de linotte, ce sera la cirrhose du foie qui va l'achever.... Oh! Quelle jolie chanson!

Ce fut avec une légèreté qui tenait plus du rêve que de la réalité que Steinbeck se leva---non, en fait, ce furent ses pieds qui bougèrent d'eux-mêmes, et le pirate laissa quelques pièces pour payer son dû avant de mettre son masque sur son visage et se diriger vers la piste de danse.
Il a toujours aimé danser, le Steinbeck; lors de ses noces avec Hi...Hida...bah, vous savez qui, il passa toute la nuit sur la piste, longtemps après que la plus grande partie des invités soient partis.

Par hasard-- Dame Chance devait être de son côté ce jour-là, c'est sûr-- une jeune femme en princesse arabe passait par là.

Ah! Une partenaire de danse! Allons danser, ma belle! Hic!

Rikkiki lui laissa son rhum (il n'y avait pas encore touché) dans une main, avant de la traîner dans la gigue endiablée du violoneux. Ah, la gigue! Il adore la gigue! Et la p'tite dame se débrouillait pas mal sur ses pieds...Ah?

Deux yeux verts et ternes rencontrèrent une paire de yeux bruns et rieurs, puis la jeune femme le serra dans ses bras en riant. Le vieux pirate rit à son tour, l'estomac léger, il n'était plus du tout habitué à être étreint par les da... mais qu'est-ce que c'est que ça?

Ce fut au tour des yeux de Steinbeck de briller à leur tour lorsqu'il remarqua la jolie pochette en soie qui était accrochée à la ceinture de la princesse arabe, et il la serra dans ses bras à son tour, en pensant comment lui prendre son contenu sans se faire remarquer...

Hic! Eurêka!

Il continua de danser de plus belle, avant de prendre la main libre de la jeune fille d'une main, puis sa taille avant de la rapprocher du sol--à la manière des danseurs de tango...

Un, deux, trois, hop! Voilà enfin le précieux rubis dans la main du pirate! Cinq pièces d'étain dans la pochette de soie, pour ne pas qu'elle se doute de quoi que ce soit! Un vrai travail de professionnel; il n'avait même pas besoin d'être sobre pour faire le travail!

Il releva prestement la princesse arabe (par simple courtoisie, tout simplement), avant de s'incliner, puis se dissimuler rapidement dans la foule, sans demander son reste:

"Tourlou--hic!"

*Chuis riche!!*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zephir Vyse
Mercenaire renommée/La féminité incarnée


Nombre de messages: 18
Age: 19
Age du perso: 25 ans
Emploi du perso: Mercenaire
Date d'inscription: 10/10/2008

MessageSujet: Re: Le jour de la Grande Victoire   Sam 1 Nov - 13:53

[Bien sûr, si tu me permets de (te) poursuivre... ]

Ravie de cette danse, la jouvencelle afficha un sourire béat, un peu idiot et laissa son regard traîner dans la direction où son cavalier s'était volatilisé. Elle palpa d'un geste mou et apathique sa pochette afin de vérifier que l'objet de sa mission était bel et bien dedans, et le poids lui parut aux tous premiers abords satisfaisant.

La milice était loin et c'était avec un esprit enivré par la danse que la demoiselle se rassura. Marchant à pas lestes, Zephir s'enfonça lentement à travers cette marée de chants, de cris et de couleurs vives. Mais au fil de ses pas, sa main laissée près de sa bourse lui fit sentir plus des pièces s'entre-choquantes que de la forme polie et droite d'un rubis.

Elle réalisa soudain son erreur et se mit à courir, à la recherche d'elle-ne-savait-trop-quoi, espérant retrouver dans sa panique, le visage de son gentilhomme qui devint voleur. Mais voilà qu'elle tombait déjà au sol, par mégarde. La jeune fille, allongée à terre comme une malpropre, tapa du poing de rage. Quelle humiliation ! Elle tenait autant à sa réputation qu'à la somme obtenue suite à son forfait. Il lui fallait retrouver cette pierre, au-delà de tout autre sorte de jugement. C'était une question d'honneur !! Elle songea qu'un homme ivre ne devait pas être trop dur à rattraper. Cependant, à travers toute cette foule, où chaque personne était déjà bien rond, "autant chercher une gourgandine dans la haute société !!", tel que le disait souvent son vieux Shaperley.

Tout en se relevant, faisant se soulever la poussière qui couvrait son costume et sa peau hâlée, la demoiselle décida de s'informer plus avant sur cet homme qui avait osé lui faire un tel affront. Il était trop tard pour lui courir après, il devait déjà être loin. Elle retourna vers le lieu où elle avait dansé et interrogea le barman de l'échoppe improvisée. Celui-ci n'avait retenu qu'un nom. Steinbeck.

*Tu vas voir, satanée vermine !!!*

Zephir ignorait encore tout de son malfaiteur. Zephir se rendit à la source de tous ses renseignements, là où elle trouvait du boulot et des courtiers : une auberge où courraient tous les bruits d'Urua - ceux-là sauraient la mettre sur la voie. Zephir se rendit chez Marina, qui pourra lui remonter le moral et l'aider dans ses recherches.



< Suite chez Marina. Ou à voir par mp si tu souhaites continuer... >
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Medea
Religieuse fanatique/Tueuse sanguinaire


Nombre de messages: 13
Age du perso: 17 ans
Emploi du perso: Religieuse un peu louche et tueuse à ses temps
Date d'inscription: 28/04/2008

MessageSujet: Re: Le jour de la Grande Victoire   Mer 5 Nov - 17:27

[Je m'incruste... désolée si je mélange la chronologie!]

En apparence, la nonne ressemblait en tous points à soeur Medea de la Pureté. Mais, en ce jour saint qui, avec le temps, s’était déterioré en fête hérétique, soeur Medea avait cessé d’exister : c’était plutôt Maeve qui se tennait à sa place.

Dans la dense foule qui s’était rassemblée sur la coque, Maeve surveillait tous et chacun d’un oeil vif et alerte. Ses muscles étaient tendus et son corps en garde, comme chez le prédateur qui attendait patiemment sa proie. Maeve avait d’ailleurs laissé sa main droite errer sur le manche de la seule arme qu’elle avait osé porter en ce jour (une dague cachée dans sa robe de bonne soeur). Elle était prête à attaquer au moindre mouvement suspect.

Pourtant, Maeve n’avait l’air de rien aux yeux des autres – les citoyens en fête étaient bien trop occupés à agir en débauchés hérétiques pour voir la lueur de folie dans les yeux de la jeune fille. Soeur "de la Pureté" était brûlante de rage, son corps retenant à peine les spasmes d’envies meurtrières qui lui montaient à la tête à chaque fois qu’elle voyait un homme ayant trop de promiscuité avec une femme qu’il venait de rencontrer, ou des amuseurs publics se moquant ouvertement de la Grande Royauté.

Maeve faisait tout de même un bel effort pour garder son calme : elle avait promis à mère Ismeraude de ne pas faire couler de sang inutilement en ce jour saint. Cela n’enlevait rien au fait qu’elle espérait surtout retrouver le blondinet impertinent qui lui avait publiquement fait offense... sans compter qu’elle gardait les yeux ouverts pour le moindre signe de la joueuse de lyre ou une action un peu trop rebelle. Si elle croisait l’un de ces individus, sa lame serait prête (c’était une fine lame très accérée, faite pour percer la peau avec facilité et enduite de poison mortel – le moyen parfait pour liquider quelqu’un en publique sans déclencher une panique générale).

Le seul moment indolent que Maeve se permis était lors du sermon de mère Ismeraude. Maeve avait écouté les mots de la Sainte femme avec avidité, presque au point de redevenir soeur Medea de la Pureté. Chose certainne : Maeve ne pouvait pas être prise pour autre chose qu’elle était (soit une soeur beaucoup trop sérieuse – oublions le penchant psychopate pour le moment) car elle portait sa robe de nonne la plus sobre et la plus noire, comme en signe de protestation face à la débauche de la fête.

Enfin, peu après le sermon de la Sainte mère (entre-temps, une ombre avait attiré le regard de Maeve, mais ce n’avait été rien de plus que la nef personnelle de sa majesté Alexande IV), Maeve dû abandonner son guet pour la joueuse de lyre et Hachi : il semblait y avoir une agitation autour de mère Ismeraude.
Réagissant à son instinct, Maeve se freya un chemin à travers la populace (serrant le manche sa dague très fermement) pour rejoindre la maîtresse de son ordre. Cette-dernière se trouvait dans une situation quelque peu... étrange. Accostée par toutes les directions par des hommes suspects, mère Ismeraude ne semblait plus savoir où donner de la tête – et puis il y avait cette femme (ou était-ce un homme) – rousse qui venait de perdre sa perruque... Maeve espérait au moins obtenir la permission de leur régler leur compte pour leur impertinence face à la mère (comment osaient-ils bloquer sa route ?). Elle y irait doucement – juste leur entailler un peu le corps, par exemple ?


« Est-ce que tout va bien, mère Ismeraude ? »
demanda la psychopate. « Je ne sais pas ce qui se déroule ici – seul Roy peut vraiment le savoir – mais je suis prête à vous prêter main forte. Je suis à votre entière disposition. »

Maeve avait peine à dissimuler la note d’enthousiasme dans sa voix.

_________________
Medea est mon nom... sauf pour ceux qui m'appellent Maeve
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alexandre IV
Sombre roi/Admin casse-pied auto-proclamé


Nombre de messages: 157
Age: 18
Age du perso: 22
Emploi du perso: Roi
Date d'inscription: 01/06/2007

MessageSujet: Re: Le jour de la Grande Victoire   Mer 5 Nov - 19:30

(Désolé pour le délais de réponse...)

Un sourire crispé, un regard meurtrier et un mouvement de main plus tard, Alex était redescendu de son siège et s’affairait maintenant à mettre sur ses épaules la cape et sur son visage le masque que son frère lui avait offert. Évidement, il n’avait pas se contenter d’un simple service, et il avait du ajouter à la facture une autre de ses remarques assassines, mais le roi l’ignora à nouveau. Il en avait déjà suffisamment à faire avec cette fichue cape…

Sombre! Il aurait du s’en douter : Stan lui avait fait amener une cape beaucoup trop longue pour ses pauvres petites jambes! Encore un nouveau moyen de se moquer de lui! Cette fois, s’en était trop. Il retira prestement son déguisement grotesque avant de plonger ses yeux en flammes dans ceux de son frère, beaucoup plus froid. *Pssssshhhhh* Se rendant compte que sa petite taille l’empêchait d’avoir quelconque autorité sur Stan, il reprit sa place à dos de valet. Nouveau contact visuel.

« Parce-que tu te trouves drôle, peut-être? Vaurien! Pour qui est-ce que tu te prends, pour tenter à chaque instant de miner mon autorité royale? Mais je ne te laisserai pas faire! Attend seulement le jour ou mon fils verra le jour : tu riras moins lorsque tu perdras ton héritage! Allez, je reste comme ça et je vais voir, suis-moi si ça te chante, mais enlève ce déguisement ridicule. Il te fait paraître encore plus grotesque qu’au naturel. »

Il reposa pied à terre et allait se mettre en marche d’un pas rapide lorsque la voix d’une nouvelle impertinente l’arrêta dans son élan.

“Si sa majesté ne veut pas se joindre à vous, sire Stansilas, ou si vous voulez bien m’accorder ce plaisir, j’aimerais – moi aussi – descendre et voir ce qui ce déroule en bas.”

« Ouai, ouai, ça va, ça va! Tu viens aussi, la courtisane! Allez, on se magne, sinon on va tout rater! »

Il se mit en route, présumant être suivis par les deux autres. Alors qu’il entrait dans le vaisseau citadelle, il héla les soldats qui, supposés être de garde, s’étaient rassemblés autour d’une table, un peu à part des festivités, et jouaient aux dés. Maintenant dans une situation plus familière, (i.e. flanqué d’une solide escorte) il redescendit au niveau du pont principal. Il émergea au travers de la foule et fit un grand effort pour ne pas mettre à mort le gueux qui, dans sa débauche, passa à deux doigts de le reverser. Il ordonna plutôt aux soldats de lui tailler un chemin dans la masse grouillante de fêtards, dans la direction où il savait Ismeraude. Lorsqu’il arriva au lieu du discours : plus personne. Elle avait filé.

« Maudit soit le Sombre et son Puits! Je vous avais bien dit de vous dépêcher! Une occasion unique de mettre la main sur Ismeraude s’entretenant à des individus suspects dans une situation tout aussi suspecte! Allez! On retourne en haut! Et soyez sûr que la capitaine Béckenzy sera averti de votre incompétence notoire! À votre place, je m’inquièterais pour mon poste! »

Les quatre gardes babillèrent quelque chose qui ressemblait vaguement à des excuses alors que le roi, furieux, rebroussait chemin.

« MAIS LÂCHE-MOI, GROS PERVERS!! »

Le cri attira l’attention de sa majesté le très honorable Alexandre IV. Un peu plus loin, une nouvelle commotion semblait avoir figé l’atmosphère. Le roi ne savait pas trop ce qui en était la cause, mais entre les diverses têtes, il vit l’individu suspect aux cheveux noirs, les épaules métalliques de quatre soldats et une tête blonde de fanatique religieux.

*Gotcha Ismeraude*

« Elle est là-bas! Allez, fainéants, avant qu’elle s’éclipse à nouveau! »


Le groupe traversa à nouveau la foule pour finalement arriver à la hauteur d’Ismeraude. Mais la scène n’était pas des plus plaisantes. Une femme… à moins qu’il n’ait s’agit d’un homme… scandalisé par les agissements discourtois d’un commun. L’homme en noir tentant de parler à Ismeraude au travers de l’épais mur d’acier qui l’encadrait. Et la mère qui s’était arrêtée et fixait, comme tout le monde, cet étrange scandale travesti.

« Je savais que tu n’étais pas d’accord avec mes réformes, Ismeraude, mais je ne me doutais pas que tu pousserais tes affronts jusqu’à tenter de saboter mes efforts en semant le chaos dans ma fête! »

Le roi s’était avancé seul jusqu’au centre du cercle que la foule avait formé autour d’Ismeraude, d’un côté, et Nicole de l’autre. L’attention d’Alex s’arrêta sur cette dernière. Ce visage… il l’avait déjà vu… mais où…?

_________________
Les monstres ne connaissent ni pitié ni peur: seulement leur instinct. De sang et de vengeance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ismeraude De La Bourgogne
Chef religieux louche/Vilaine admin


Nombre de messages: 389
Age: 20
Age du perso: 31 ans
Emploi du perso: Mère religieuse
Date d'inscription: 07/01/2007

MessageSujet: Re: Le jour de la Grande Victoire   Ven 7 Nov - 3:29

[À l'ordre du jour: Ismy pète les plombs... Encore. ^^'']

Si Ismeraude De La Bourgogne croyait s'être tirée de ce mauvais pas en abandonnant son "prétendant" aux cheveux noirs et son ange gardien, elle ne pouvait pas se tromper davantage. En effet, bien que l'homme à la peau de loup semblait avoir refroidi ses hardeurs, l'autre, quant à lui, était revenu à la charge, jurant qu'il n'abandonnerait pas comme ça.

Bon... Jusque là, tout aurait pu se dérouler dans la simplicité et l'ordre: la mère supérieure se serait retournée encore une fois vers l'importun, aurait ordonné à ses gardes de le faire taire une bonne fois pour toute et elle aurait continué ses rites sacrés dans les cachots, tel que prévu.
Malheureusement, un autre personnage attira son attention (à croire qu'ils s'étaient passé le mot pour la mettre hors de ses gonds). Qui donc osait crier ainsi en face d'une telle icône religieuse? Un... Travesti...?

Ismeraude sentait un tic nerveux naître au coin de son oeil gauche. Hallucinait-elle encore, ou connaissait-elle vraiment cet énergumen?
Elle le jaugea, lui aussi, un certain temps, mais fut interrompue avant d'avoir pu mettre ses idées en place. C'est que sa "chère" Medea avait choisit ce moment pour apparaître à ses côté, faisant littéralement faire à Ismeraude un bond de quelques centimètres. Elle dut d'ailleurs retenir un petit cri de surprise.


*U... Une chose à la fois... Tient, commençons par le cas le plus simple: Medea...*

Elle s'apprétait à répondre à sa fille que tout se passait merveilleusement bien et qu'elle n'avait aucune envie de devoir célébrer des funérailles aujourd'hui (en plus de tout le reste), mais l'inconnu en talons-hauts s'enfuyait déjà dans la direction opposée.
La blondinette, aussi pâle que lorsqu'elle avait cru reconnaître le premier intrus, ouvrit la bouche pour ordonner qu'on retienne le on-ne-peut-plus-louche travesti... En vain.

De manière aussi absurde que dans un cauchemard, un petit homme qu'elle connaissait bien apparu comme par magie au centre de son champs de vision. Mais les éléments les plus absurdes étaient sans doute le masque et la cape qu'arborait fièrement Alexandre IV, qu'elle n'aurait pas reconnu s'il ne lui avait pas lancé une réplique quelconque - réplique qu'elle n'écouta pas, d'ailleurs - .


"ÇA SUFFIT!! ON NE BOUGE PLUS!! ON NE DIT PLUS UN MOT!! C'EST CLAIR!?"

Ismeraude était tout à fait déconfite: elle avait le souffle court et ses yeux lui sortaient de la tête. Son cerveau en surcharge, elle halla ses gardes sans vraiment réfléchir.

"VOUS, RATRAPPEZ-MOI CE FAUX-CUL DE PIRATE SUR-LE-CHAMPS!! ALLONS!! VOUS AVEZ VU UN REVENANT, OU QUOI!?"

Le roi, toujours aussi irréel devant les yeux brillants de la femme, ne fut pas épargné par sa crise de nerf.

"QUANT À TOI, ABJECTE PETIT PAIEN, RETOURNE DANSER AVEC LES IMPURES ET LAISSE-MOI TRANQUILLE AVEC TA FÊTE CHAOTIQUE!!"

Puis, se retournant encore, prenant une voix faussement mielleuse...

"Et vous, Medea dite "de la pureté"... Je vous sugGÈRE FORTEMENT D'ALLER EXPIER TOUS VOS DÉSIRS VIOLENTS LE PLUS RAPIDEMENT ET LE PLUS LOIN DE MOI POSSIBLE!"

"OH! ET RAPHAËL, J'EN AI PLUS QU'ASSEZ QUE Tu me..."


Soudainement, comme une bouilloire que l'on retire du feu, Ismeraude se refroidit. Les yeux dans les "prétendus" verres de contact de l'homme aux cheveux de jais, la bouche légèrement entrouverte, elle leva lentement un main tremblante devant ses lèvres.

*...Pirate...?
...Abjecte petit paien...?
...Raphaël...?
Oh! Seigneur Roy... Qu'ais-je dis?... Que ce passe-t-il?... Est-ce donc vraiment cela que je pense?... Mais... C'est impossible, n'est-ce pas?*


La mère tremblait de tout son être, le regard toujours fixe, tel celui d'un cadavre. Elle ne savait pas si elle était plus choquée par son propre comportement ou par la réalité qui lui sautait à présent au visage.
Avec le peu de sens qui lui restait, elle tenta de faire une sorte de bilan: elle venait d'envoyer promener son suzerain ainsi que sa dernière alliée fiable, elle avait reconnu la voix et les allures de Nicolas sous son déguisement (apparition qui n'annonçait rien de bon, d'ailleurs) et il semblerait qu'elle voit son ancien amant dans l'homme qui la harcelait depuis qu'elle avait terminé son discours. Ce dernier point était probablement le facteur central autour duquel gravitait tout le reste; c'était certainement pour cette raison (après accumulation de dérangements) qu'elle avait finit par exploser.

Beaucoup de regards étaient fixés sur elle, mais aucun ne lui amenait un quelcoque réconfort. Finalement, alors que le décor se mettait à valser devant ses yeux, elle se retourna vers Medea et murmura quelques mots d'excuse plus ou moins perceptibles.
Enfin, le rideau tomba et elle se retrouva seule dans une noirceur de mort.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://shishoku.livejournal.com/
Stanislas d'Urua
Prince rebel avide de pouvoir


Nombre de messages: 22
Age du perso: 19 ans
Emploi du perso: Prince
Date d'inscription: 13/04/2008

MessageSujet: Re: Le jour de la Grande Victoire   Jeu 13 Nov - 3:48

[Désolé du délai pour répondre! T__T
]

« Parce-que tu te trouves drôle, peut-être? Vaurien! Pour qui est-ce que tu te prends, pour tenter à chaque instant de miner mon autorité royale? Mais je ne te laisserai pas faire! Attend seulement le jour ou mon fils verra le jour : tu riras moins lorsque tu perdras ton héritage! Allez, je reste comme ça et je vais voir, suis-moi si ça te chante, mais enlève ce déguisement ridicule. Il te fait paraître encore plus grotesque qu’au naturel. »

Ce fut la cape qui sonna le glas de la victoire pour le prince, qui voulait depuis un moment emmerder son pauvre frère.
Stanislas avait finalement réussi à faire sortir son frère de ses gonds, et pas même ses menaces n'auraient pu réprimer ce ricanement qui fit trembler les épaules du diablotin... non, c'était un véritable démon; son masque diabolique lui allait à merveille, étant donné ce dont il était capable...


*Pauvre imbécile! Tu ne sais même pas de quoi tu parles! Si tu crois vraiment que MON fils va me déshériter...!*

Stanislas enleva son masque, révélant un sourire aussi mielleux que venimeux.

"Ah bon. Au moins, je suis rassurré, cher frère. J'avais peur de ne pas avoir besoin de masques pour être aussi grotesque qu'un vil lutin..."

“Si sa majesté ne veut pas se joindre à vous, sire Stansilas, ou si vous voulez bien m’accorder ce plaisir, j’aimerais – moi aussi – descendre et voir ce qui ce déroule en bas.”

La voix claire d'une courtisane arrêta les paroles du prince. Il prit le temps de la regarder de haut en bas, impressionné malgré lui par la fière allure de Clare. Il ouvrit la bouche, prêt à répon--


« Ouai, ouai, ça va, ça va! Tu viens aussi, la courtisane! Allez, on se magne, sinon on va tout rater! »

Ah. Ce cher Cyril. À en juger par ces manières, Stanislas n'était pas étonné que Roxanne soit insatisfaite avec son époux.

À peine deux minutes plus tard, Stanislas roula des yeux pour la cinquième fois lorsque son frère intima à des gardes adeptes de dés de leur servir d'escorte, râlant au sujet de leur lenteur...

Stanislas en eut assez.
"Veuillez m'excuser, grand frère, mademoiselle, j'irai de mon côté, si ça ne vous dérange pas..." D'un claquement de doigts, un serviteur lui apporta un sac contenant son véritable costume, celui que Stanislas avait voulu porter à la place de ce costume de gueux. Le prince se mit l'énorme sac en bandoulière, avant de s'engouffrer dans un sombre couloir de service par une porte connexe...

--Moins de deux minutes plus tard---

*Voilà qui est beaucoup mieux.*

Vêtu d'une robe blanche et arborant un masque doré --une véritable réplique de la tenue du défunt inquisiteur Daeron-- Stanislas se faufilait agilement dans la foule. Peut-être était-ce dû à... l'effet que le costume suscitait chez les gueux...

Sa version masculine de la joueuse de lyre avait disparu, ainsi que le reste du groupe d'Ismeraude. 'Daeron' commençait visiblement à perdre patience, au point de tout simplement s'en retourner au palais sans demander son reste...

...Lorsque les cris de la mère lui indiqua où aller. Ce que Stanislas vit le fit sourire.

Mère Ismeraude, yeux écarquillés et gesticulant comme un diable dans l'eau bénite à des gardes, était en proie à une crise d'hystérie.


"VOUS, RATRAPPEZ-MOI CE FAUX-CUL DE PIRATE SUR-LE-CHAMPS!! ALLONS!! VOUS AVEZ VU UN REVENANT, OU QUOI!?"

Stanislas suivit furtivement du regard les gardes s'engouffrant dans la foule pour pourchasser un travesti, lorsque la mère se tourna vers son frère. Roy seul sait comment, mais il avait réussi à arriver sur les lieux en premier.

"QUANT À TOI, ABJECTE PETIT PAIEN, RETOURNE DANSER AVEC LES IMPURES ET LAISSE-MOI TRANQUILLE AVEC TA FÊTE CHAOTIQUE!!"

Stanislas pouffa de rire. Abject petit païen! Il fallait absolument qu'il se souvienne de celle-là!
Puis, Ismeraude se retourna encore, prenant une voix faussement mielleuse à l'égard de Médéa de la Pureté--Mais que diable faisait-elle là ?...

"Et vous, Medea dite "de la pureté"... Je vous sugGÈRE FORTEMENT D'ALLER EXPIER TOUS VOS DÉSIRS VIOLENTS LE PLUS RAPIDEMENT ET LE PLUS LOIN DE MOI POSSIBLE!"

Stanislas faisait son possible pour ne pas se plier en deux tellement il trouvait tout ceci amusant. On aurait dit l'apothéose d'une mauvaise comédie!...
Ismeraude se tourna vers un homme aux cheveux noirs. Stanislas réussit à calmer son fou rire lorsqu'il le reconnut comme le fauteur de trouble originel.

"OH! ET RAPHAËL, J'EN AI PLUS QU'ASSEZ QUE Tu me..."

Ce fut au tour du prince de faire un "Oh!" étonné. Elle le connaissait? Intéressant... Peut-être qu---

Le prince n'eut pas le temps de réfléchir davantage; la mère religieuse vacilla sur le côté, avec un air horrifié. Stanislas eut le réflexe de faire un pas en avant et la saisir avant qu'elle ne s'écroule sur le plancher. Ismeraude reposait dans ses bras, inconsciente; l'hystérie avait du l'épuiser.

Stanislas sourit ironiquement. On dirait réelement une très mauvaise comédie.

Devant le silence presque accablant de la foule, il tint le corps d'Ismeraude par les épaules avec une main, et, de l'autre, enleva son masque, et sourit un sourire éclatant, bienveillant....
Bref, le sourire qu'il pratiquait durant des heures devant le miroir pour tenter de charmer les foules. D'une voix assurée et rassurante, il tonna:

"Mesdames, messieurs! Inutile de craindre, Mère Ismeraude a été simplement prise d'un malaise, mais sa santé n'est pas en danger. Moi, Stanislas d'Urua, je vais me charger de la ramener en sécurité à la paroisse..."

Il se tourna vers Cyril.

"Cher frère, que les festivités continuent!"

Portant Ismeraude dans ses bras, Stanislas jeta un regard de biais à Raphaël.

*Hum... cet homme connaît Ismeraude... Je dois en savoir plus, mais je ne peux pas me permettre de montrer à mon imbécile de frère qu'il m'intéresse...*

"Gardes, arrêtez-moi cet homme pour avoir troublé l'ordre public! Et je tiens à régler son cas personnellement..."

D'un geste de la tête, il fit un signal à Médéa.

"Medea, veuillez bien me suivre, s'il vous plait."


Il ouvrit ses yeux, révélant un regard froid, voire même dangereux.


"C'est un ordre. Escortez-nous à la paroisse immédiatement."


[Ahhh.... Je ne sais pas si je me donne trop d'importance comme ça, bien que Stan sauterait volontiers sur la première occasion donnée pour voler le spotlight du roi... Soupir
Pour une raison, je voyais bien Stanislas se déguiser en inquisiteur... Ah, l'ironie... X)

Et puis, si je me donne trop d'importance en dispersant tout le monde comme ça (ou si je tue le topic) dites-le moi, et je pourrais apporter les modifications nécessaires. ]

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Selena Mussolini
Médecin royal


Nombre de messages: 119
Age: 23
Age du perso: 25 ans
Emploi du perso: Médecin Royal
Date d'inscription: 06/09/2007

MessageSujet: Re: Le jour de la Grande Victoire   Jeu 13 Nov - 19:11

[Bon voilà je m'incruste enfin, en espérant que ça convienne]

Selena n'aurait raté pour rien au monde cette cérémonie. Pas tant parce qu'elle voulait sincèrement louer la victoire des soldats Uruans sur les païens que pour son image publique. Elle avait cependant bien faillit ne pas y assister. La situation de la reine était préoccupante et Selena rechignait presque autant à la quitter que Roxanne à la voir partir. Mais pour l'instant il n'y avait pas grand chose de plus à faire et elle avait profité des nombreux repos de Sa Majesté pour se rendre à cette cérémonie.

Debout, écoutant mal gré tout le discours de la Mère religieuse, Selena se surprenait à noter tous les petits points envers lesquels elle n'était pas d'accord avec la mère supérieur. Elle se rendait bien compte que 5 ans plus tôt jamais elle n'aurait oser pareille comparaison. Sa "rébellion" avait du mal à se mettre en place et trop souvent encore il lui arrivait de se sentir coupable à l'entente d'un discours religieux. Elle avait beau avoir accepté qu'elle était homosexuelle et que cela n'avait rien de répugnant ou contre nature, elle avait appris à respecter les écrits sacrés pendant trop de temps pour se défaire si facilement de tous les préceptes qu'ils contenaient. Et puisqu'elle croyait encore en Roy, certains devaient bien être vrai et fondé, forcément ! Il lui fallait donc faire le tri entre tout ce qu'elle avait appris et c'était une tâche particulièrement ardue, surtout pour quelqu'un qui devait continuer à jouer le jeu de la fervente croyante. D'ailleurs mal gré quelques opinions divergentes, Selena aimait mal gré tout cette fête, et priait sincèrement pour les Uruans mort au combat mais aussi pour les païens qui n'avaient pu connaitre la vérité à temps.

A la fin du discours, voyant tous les gens se rassembler, Selena se prit à regretter le manque de solennité qu'avait prit cette nouvelle conception des festivités même si le fait qu'il n'y ai plus de sacrifice lui faisait préférer la réforme. Cependant, elle s'était tout de même déguisé en ce jour, non pas pour se fondre dans la foule mais en l'honneur de Franz. Le bal qu'ils avaient ensemble prévu n'avait jamais pu avoir lieu. Elle avait donc profité de l'occasion pour mettre le costume qu'il avait choisit pour elle. Elle ressemblait à une bergère, peut être un peu trop stylisée avec ses anglaises, mais elle était incontestablement adorable avec sa robe blanche et bleu à frou frou, sa longue canne avec le ruban dessus, son joli chapeau à ruban. Il ne manquait plus qu'un petit mouton pour compléter ce tableau idyllique. Elle tourna la tête à la recherche de son fiancé et se rendit compte que le mouvement de la foule les avait éloigné l'un de l'autre. Dans un sens, ça l'arrangeait un peu, pas qu'elle n'aimait pas Olivier, mais il était un peu trop protecteur et sans doute n'aurait elle pas pu profiter des réjouissances au milieu de cette foule si dense. Pourtant l'idée de lui causer de l'inquiétude la tarauda et elle hésita pendant un instant à le rechercher. Finalement elle céda à ses remords, elle ne pouvait décemment pas le priver de réjouissance en tel jour, il avait le droit lui aussi de profiter de cette journée et elle ne devait pas le lui gâcher pour un simple caprice. C'était sa faute à elle s'ils étaient fiancé après tout et qu'elle ne l'aimait pas.

Partant à la recherche d'Olivier, elle essaya de se frayer un chemin tant bien que mal dans la foule. C'est alors qu'elle reconnut un visage. Pas celui qu'elle cherchait, c'était d'ailleurs une figure plutôt inattendue. Il s'agissait du pirate qu'elle avait soignée et cachée pendant une brève période l'année dernière à peu près au même moment que la mort de Franz. Elle hésita une seconde puis se lança à sa poursuite. Elle voulait lui parler, il lui restait une question sans réponse. Elle réussit à se glisser parmi la foule et attrapa le bras de l'homme déguisé en femme.


"Attendez je vous prie."

Elle n'avait plus qu'à espérer qu'il l'a reconnaitrait mal gré son loup blanc et son déguisement.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://arela.xooit.com/index.php
Raphaël
Pirate indépendant/Amant plus que dévoué


Nombre de messages: 31
Age du perso: 36 ans... Déjà
Emploi du perso: Pirate indépendant
Date d'inscription: 21/09/2008

MessageSujet: Re: Le jour de la Grande Victoire   Jeu 13 Nov - 20:26

Tyleann aurait affronté la colère de la jeune fille, histoire ne ne pas attirer toute l'attention sur lui. Du moins, il l'aurait fait si la perruque ne s'était pas envolé, libérant une masse rousse.
Les yeux exorbités, le pirate recula d'un pas, ouvrit a bouche comme un poisson hors de l'eau. Mais avant qu'il n'ait put dire quoi que ce soit, l'énergument - bordel, il s'était vraiment fait avoir par cela ? Une vulgaire perruque et un rembourrage ? Argh ! - tirait sa révérence.

Et derrière lui, Mellith était morte de rire.

------

Raphaël, lui, moins. Cette rencontre était vraiment très différente de ce qu'il imaginait. Aurait-il du s'y prendre autrement ? Surement. Mais voila, le mal était fait, et à présent, tout semblait dégénérer. La situation avait échapper a son contrôle, et il se sentit frustrer.
Qui était tout ce gens qui venaient l'embeter ? Il y avait Tyleann plus loin et sa mégère - il avait reconnu le bandit, et penser sérieusement lui dire deux mots plus tards - et cette femme qui était arrivée, avait un regard qui ne lui plaisait pas. Et tout semblait confus, ces Uruans arrivaient comme des mouches attirés par une vielle carcasse.
D'ailleurs, s'il ne péta pas les plombs, c'est bien parce qu'Ismeraude le fit avant. Chacun en prit pour sa pomme, même lui. La mère religieuse laissa sa formidable voix les apostropher.

C'est alors qu'il se rendit compte d'un truc. Elle l'avait appeller par son nom. Son coeur se serra, il se sentit étrange. Elle l'avait enfin reconnu. Ce n'était pas une méprise, sa ne pouvait plus être une méprise.
Etrangement, il se sentit entièrement soulagé. Elle ne l'avait qu'appelé, elle pouvait toujours le rejeter après tant de temps, mais il se sentait vraiment mieux.
Jusqu'à ce qu'elle tourne de l'oeil.

Raphaël s'avança, levant les bras pour la rattraper. Trop tard. D'autre main se saisirent d'Ismeraude, immobilisant Raphaël dans son geste.
Il était très jaloux. Oui, très très jaloux.*

Il se redressa, agacé, reprenant une position plus digne que les bras tendu a moitié penché. L'homme qui venait de rattraper sa bien aimée avait un air qui ne lui convenait pas - d'ailleurs, il n'y avait personne ayant une tête ou un air qui lui convenait, hormis Ismeuraude, bien entendu.
A bien y repenser, c'était une bonne chose qu'il n'ai pas rattrapé la mère religieuse. Il aurait put soulever toute sorte de protestation.

Mais ce n'était pas la peine de le faire a nouveau attraper par les gardes. A nuveau les bras dans le dos, immobilisé, Raphaël grogna. Plus loin, Mellith fit mine de se rebeller, mais un signe de la tête de Sombrelame la dissuada.
L'homme qui avait reprit la situation en main avait l'air de lui vouloir quelque chose. Et Raphaël étit tout aussi disposé a lui parlé. Stanislas avait lui aussi piqué a vif l'interet du pirate.

_________________
Qu'est ce que la justice ? Séparer deux êtres qui s'aiment ? Détruire des vies heureuses ? Est-ce sa la justice des hommes ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nicolas
Pirate indépendant/Inventeur/Le clergé et la monarchie le qualifieraient d'"explosif"


Nombre de messages: 20
Age du perso: 26 ans
Emploi du perso: Pirate Indépendant--Inventeur
Date d'inscription: 29/05/2008

MessageSujet: Re: Le jour de la Grande Victoire   Ven 12 Déc - 22:35

"VOUS, RATRAPPEZ-MOI CE FAUX-CUL DE PIRATE SUR-LE-CHAMPS!! ALLONS!! VOUS AVEZ VU UN REVENANT, OU QUOI!?"

Nicolas s'engouffrait à travers la foule, heureux d'avoir laissé derrière lui ses talons hauts; le mot pirate était décidemment magique, car les badauds, qui auparavant se montraient si chaleureux, étaient à présent prêts à tout pour que le pirate se fasse rattrapper par les soldats derrière lui, et Nicolas dut jouer durement du coude plus d'une fois... et même du poing lorsqu'un costaud Arlequin essaya de le prendre par les cheveux.

Nicolas essayait tant bien que mal de se dégager enfin de toute cette masse humaine, et se débattait avec encore plus d'acharnement lorsqu'il entendait les cris des gueux qui signalaient sa position:


"Ici! Le pirate est ici!"

"Là! Là-bas!!"

"Hé!! Il se dirige vers les allées!"

Nicolas commençait à désespérer lorsqu'il se rendit compte que la foule semblait se faire plus dense- pourtant, il s'éloigne du centre d'attention, à moins que ce ne soit lui qui attire la foule....

"Attendez je vous prie."

*!!!*

Une main venait d'agripper son bras, et Nicolas se retourna, prêt à balancer sa sacoche à la figure de....

"Mam'zelle Mussolini ?!"

Heureusement pour Selena (et peut-être aussi au peu de dignité qui restait à Nicolas) le pirate retint son coup à temps. Il sourit malgré lui, un sourire "je-suis-content-de-vous-voir-aussi-mais-je-suis-pressé", avant d'écarquiller les yeux.

Derrière Selena, la foule se tassait, et les soldats fonçaient droit sur lui.

Sans réfléchir, Nicolas ouvrit sa sacoche, sortit trois fioles et les fracassa à terre, et si Ismeraude aurait été encore consciente, elle aurait vu un singulier phénomène qu'elle n'aurait déjà observé qu'une fois il y a un an déjà.

La foule cria lorsqu'une fumée blanche couvrit une partie de la coque.

Nicolas prit la main de Selena. Il DEVAIT sortir d'ici, avant que la fumée ne se dissippe... ou que la foule en panique réussisse à lui piétiner les pieds.
Et il ne pouvait pas vraiment se permettre de laisser une femme qui lui est déjà venu en aide dans un tel bordel.


"Par ici! Vite!"

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Lyov
Soldats uruans siamois


Nombre de messages: 7
Age du perso: 36 ans
Emploi du perso: Matelots soldats
Date d'inscription: 21/06/2008

MessageSujet: Re: Le jour de la Grande Victoire   Dim 4 Jan - 19:36

(Comme personne ne répond et que je m'ennuie, je me permet de faire ma rabat-joie et de briser le "party".)

Dès l'instant où ils avaient repéré le "voleur-de-diamant", déjà poursuivit par une bonne quinzaine de soldats, les Lyov étaient mû par la seule énergie du désespoir. C'est qu'il était rapide, ce bougre! Et bien que les jumeaux ne donnaient pas leur place sur un champs de bataille, sur une piste de course, c'était autre chose.
Après moins d'un kilomètre, le fuyard les avait semé.

Ils eurent beau interroger quelques bourgeois agités, tous ce qu'ils obtinrent comme information fut ce qu'ils savaient déjà, soit l'accoutrement du dit criminel. Toutefois, en entendant une troisième fois la description de la silhouette "bandée de blanc", Sevastian ne put s'empêcher de penser en souriant à une vieille manie qu'avait déjà eu le prince Stanislas.*

Malgré l'échec évident de la tâche qui leur avait été attribuée, les jumeaux se sentaient plutôt bien au milieu de cette ambiance festive et de toutes ces couleurs. De plus, dans une telle mer de variété, leur handicap passait littéralement inaperçu. Leur uniforme contrastant parmi les costumes colorés, ils entreprirent d'effectuer une ronde sur la coque, s'attendant aux pires bassesses en cette grande célébration commune.

C'est d'ailleurs sans surprise qu'ils assistèrent à la course effrénée d'un travesti à travers la foule (leurs vues étant bonifiées grâce à leurs grandes tailles). Sévastian et Pavel s'apprêtèrent à se lancer à sa poursuite dans le but de lui demander ce qu'il semblait fuir ainsi, quand l'énergumène s'arrêta net avant de se retourner vers une femme. Cet acte tout simple eu tout de même le mérite d'atténuer les soupçons des deux soldats. Mais lorsqu'ils aperçurent les collègues fendre la mer de fêtards en direction du travesti, il n'y avait plus de place au doute.

Après seulement quelques pas et à peine moins de "Pardon..." et de "Laissez passer!", le duo s'arrêta net, en proie à une incroyable stupeur. L'étrange venait tout juste de faire apparaître d'épais nuages de fumée à partir de banales fioles. Tandis que Pavel fronçait les sourcil, le visage de Sevastian s'étira en un large sourire carnassier.


"Ça me rappelle les croisades... Comme au bon vieux temps, hein, Pav?"

L'interlocuteur, visiblement moins enthousiaste que son frère, n'eut pas le temps de répondre que, déjà, il était entraîné à l'aveuglette à la recherche du rouquin.
Serait-ce dût au hasard, à une vue particulièrement aiguisée ou bien à une joueuse ayant un peu de difficulté avec le décorum dans les jeux de rôle que les Lyov rattrapèrent le fugitif avant même qu'il n'ait le temps de filer de la coque? Qui sait... Mais ce qui est sûr, c'est que Pavel reconnut bel et bien la tête rousse rattachée à l'épaule qu'il agrippait fermement. Sevastian, quant à lui, entreprit d'attraper à tâtons sa complice (comme ils faisaient parti du bas peuple, les jumeaux ne pensèrent pas un instant qu'il s'agissait du médecin royal (certains paysans ignorant même que les nobles ont droit à leur propre toubib, alors que cette pratique est théoriquement interdite)).
Se postant derrières leurs "captifs", ils placèrent tous deux leur bras sous leurs mentons, question de les maintenir les plus immobiles possible.


"Et maintenant, en attendant qu'on y voit à nouveau quelque chose, vous avez tout le temps pour nous expliquer un peu. Vous êtes qui, d'abord? Et pourquoi y'a la moitié de l'équipage à vos trousses?"

(Mouai... Ça fait pas vraiment avancer quoi que ce soit...)
*Notez ici une référence (je n'ai pas sû m'en empêcher) au premier "Stanislas", qui était généralement couvert de bandages (allez savoir pourquoi). Vous pouvez soustraire cette phrase du récit ^^'...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Selena Mussolini
Médecin royal


Nombre de messages: 119
Age: 23
Age du perso: 25 ans
Emploi du perso: Médecin Royal
Date d'inscription: 06/09/2007

MessageSujet: Re: Le jour de la Grande Victoire   Mar 27 Jan - 20:58

Selena fut contente que le pirate se souvienne d'elle et lui sourit en retour. Cependant peut être était ce la réaction qu'avait eu Nicolas avant de la reconnaitre ou bien le murmure ambiant mais la bourgeoise avait comme une impression de malaise, comme si quelque chose clochait ou lui échappait. Elle tourna un instant la tête et avant même que l'idée se forme clairement dans son esprit, un évènement des plus surprenant se passa. Un immense nuage blanc l'enveloppa ainsi que tous ses voisins. Si jamais on lui avait expliqué au préalable le phénomène ou bien on lui avait simplement dit qu'elle allait assister à une expérience scientifique elle n'aurait sans doute pas été aussi paniqué. Mais prise par surprise et n'ayant jamais soupçonné que cela puisse exister, il fallait avouer qu'elle restait paralysée de stupeur. Et elle ne bougea que parce qu'elle se sentit tiré. Se mettant courir plus par automatisme que par réelle conviction, son esprit semblait sur pause.

Ce ne fut que lorsqu'on les stoppa que son cerveau reprit du service. Mais à vrai dire sa peur ne s'était pas calmée du tout bien au contraire. Elle se trouvait dans une situation très délicate et pour l'instant elle était surtout en train d'imaginer le pire. Et si ça venait à se savoir qu'elle connaissait des pirates ? Qu'elle en avait soigné même ? Qu'elle avait des livres illégaux chez elle ? Qu'elle aimait les femmes ? Plus elle faisait sa liste, plus elle était terrifiée. Elle sentait son cœur battre à tout rompre et elle savait pertinemment que ce n'était pas du tout à cause de la course qu'elle venait d'effectuer.


*Se calmer, se calmer*

En reprenant un souffle plus lent, elle réussit à faire plus attention à son entourage. Elle ne voyait toujours rien à part ce blanc et vaguement la personne devant elle, cependant elle remarqua deux choses. Premièrement qu'elle tenait toujours la main de Nicolas qu'elle avait d'ailleurs comprimé dans la panique. Elle desserra son étreinte mais elle trouvait le contact rassurant aussi ne le rompit elle pas. Deuxièmement le garde la tenait par le menton et elle n'avait pas du tout l'habitude qu'on la traite ainsi. Selena se croyait plutôt ouverte, mais il n'en restait pas moins qu'elle avait toujours été éduquée en bourgeoise accomplie et le fait même qu'on lui manque de respect la surpris et l'énerva légèrement.

"Je m'appelle Selena Mussolini, simple bourgeoise qui fréquente entre autre sa Majesté le Roi Alexandre IV et Mère Ismeraude pour vous servir. A qui ai je l'honneur ?"

Énervée, elle avait parlée plus vite qu'elle n'avait pensé et comme d'habitude sa réponse s'était faite cinglante. On percevait même dans son ton une pointe de sarcasme. Elle avait d'ailleurs insisté sur les deux noms cités. A froid, elle n'avait plus qu'à espérer que cumulé à son nom de famille, ils suffiraient à flanquer suffisamment peur au soldat pour qu'il change de comportement et se montre même moins regardant. De sa main libre elle avait ôté son loup et regardait fixement l'homme en face d'elle, essayant de lui faire baisser les yeux. Puisqu'elle avait encore parler plus vite qu'elle n'avait réfléchie autant continuer son jeu jusqu'au bout. Heureusement que sa maitrise d'elle même lui était parfaitement revenue avec l'agacement provoqué. Elle avait donc un visage parfaitement calme à lui montrer comme si la situation ne lui faisait pas peur du tout. Ce qui n'était pas du tout le cas bien entendu. Elle savait parfaitement que si les choses venaient à se compliquer, tout pourrait très bien prendre des proportions catastrophiques et au final tout reposait sur la réaction de l'homme en face de lui. Mais Selena était quelqu'un qui savait bien se maitriser et le seul signe visuel de son inquiétude était sa main qui serrait et desserrait les doigts du pirate.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://arela.xooit.com/index.php
 

Le jour de la Grande Victoire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La nymphe borgne :: Le Vaisseau-citadelle :: Coque-